L’enfance de Leatherface. Comment et pourquoi est-il devenu le fameux tueur sanguinaire dénué de compassion qui a participé aux nombreux meurtres du Texas des années 1950 à 1970 ? Une enfance perdue dès la naissance qui englue Jedidah dans une spirale infernale.

Tiré de faits réels, aussi dérangeants soient-ils, Massacre à la Tronçonneuse a inspiré plusieurs réalisateurs et scénaristes depuis 1974. C’est toujours un délice de se replonger dans cette ambiance macabre de la famille psychopathe. Avec cet opus, de réalisation française pour une fois, nous découvrons les origines du petit garçon sensible qu’est Jedidah Sawyer. Retiré à sa mère par un officier de police particulièrement tenace et placé en orphelinat puis en hôpital psychiatrique, l’enfant grandit mal. Malgré sa résistance aux dommages collatéraux d’une telle détention, les divers traumatismes qu’il subit ont raison de sa santé mentale et le transforment en monstre. Le scénario, qui est intégralement imaginé, est ingénieux et rien ne semble couru d’avance, même si on en connaît l’issue finalement. Il est agréable de se prendre au jeu et d’oublier volontairement que leatherface existera. L’ambiance est glauque, même en plein jour, comme dans le premier film de la série. Lily Tailor est splendide en mère-louve et induit presque un sentiment de compassion dans son comportement de protection maternelle. À chaque instant, on frise l’écœurement. Que du bonheur ! Prévoyez quand même un sceau pour vomir votre petit-déjeuner…

 

  • Réal. : Julian Maury/Alexandre Bustillo
  • Acteurs : Lily Tailor/Stephen Dorff/Sam Strike/Vanessa Grasse
  • Distrib. : Metropolitan Films
LEATHERFACE : conséquences d’un traumatisme
4.0Note Finale