Un film documentaire qui rappelle quelques vérités essentielles au sujet de la nature, grâce à des images magnifiques et sans faire la leçon au spectateur.


Alors que l’hiver dure depuis plus de 80’000 ans sur notre planète, une infime inclinaison de l’axe de rotation de la Terre provoque un réchauffement climatique. C’est alors la naissance des saisons et en quelques milliers d’années, une forêt immense envahit l’Europe et une multitude d’espèces apparaît et évolue sur le territoire.

C’est ainsi que s’enchaîne du film prises de vue magnifiques, où la camera habile nous entraîne dans le quotidien des animaux qui ont autrefois peuplé les forêts européennes. L’homme au début de ce long-métrage, apparaît parfois, mais reste très discret, faisant partie intégrante de la nature.

Mais soudain, après 1 heure de célébration de la beauté de cette nature sauvage, le film bascule c’est alors que l’ère des chasseurs-cueilleurs arrivent. Ils bâtissent cultivent et apprivoisent les animaux : l’âge d’or de la forêt est révolu ! Les animaux sauvages, dont les grands prédateurs, reculent peu à peu dans la forêt et finissent par trouver refuge (provisoirement) dans les coins les plus inaccessibles, comme la montagne qui reste encore sauvage, mais pas pour longtemps… La suite nous la connaissons.

Le plus grand des prédateurs qu’est l’homme, s’approprie petit à petit le l’espace, avec l’émergence des routes et pour la première fois le territoire des animaux est découpé, morcelé, divisé. Le paysage se métamorphose, c’est la naissance de la campagne, les jardins remplaçant peu à peu la nature sauvage. Le film nous rappelle ainsi que la campagne n’a rien de « naturel », même si un écosystème demeure, celui-ci a été façonné, sélectionné et produit par les humains et ce que nous appelons la « nature » aujourd’hui n’a plus grand-chose de naturel.

C’est ainsi que le film se place du point de vue de la nature et particulièrement des animaux qui découvrent les hommes. Il manque peut-être un peu de fil conducteur, surtout durant la première heure, durant laquelle on a parfois l’impression que les séquences ont été filmées un peu au hasard et il faut alors s’armer de patience pour voir apparaître les rebondissements qui maintiendront l’attention du spectateur. Mais peut-être est-ce là la volonté des réalisateurs pour rappeler le côté « non maitrisé » de la nature : une tendance au « laisser-faire », « laisser-vivre », y compris dans le déroulement du film.

Ainsi le film qui pose la question : « Que reste-t-il de l’âge d’or de la forêt ? » souhaite nous démontrer avant tout avec optimisme, qu’il n’est pas trop tard. Nous faisions un jour partie intégrante de la nature et vivions en communauté avec elle, en la craignant et la respectant. Nous devons préserver la part sauvage du monde et partager le territoire avec « nos compagnons ». Même si notre histoire commune avec la nature a été longue et tumultueuse, une alliance est encore possible.

Un film qui se veut historique à travers le regard des animaux, original, il vaut surtout la peine pour ses magnifiques prises de vue et même si nous les connaissons, il est parfois bon de rappeler certains messages que nous avons tendances à oublier, malgré leur importance.

dvd les saisonsLes Saisons
De Jacques Perrin et Jérôme Seydoux
Dinifan

 

« Les saisons » : un appel à la préservation de la nature
3.5Note Finale

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