Prey, que la chasse commence !

L'opus qui fait plaisir.

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Laurent Billeter
Laurent Billeter
Le 7ème Art, pour moi c'est tout une histoire, Plus qu'une passion, qu'une grande occupation, D'Hollywood à Bollywood, De Michael Bay à Jean Marais, Je me complais dans ce milieu fabuleux.

2 semaines après sa sortie sur « Disney + », le nouveau film de Dan Trachtenberg intense et sanglant, crée l’engouement général. Même si de nombreux-euses internautes se demande pourquoi il n’est pas sorti au cinéma. Et pendant ce temps-là, les prédateurs sont parés à tout…


En 1719 en plein territoire des Comanches… Au moment où de nombreux jeunes hommes de la tribu se préparent à passer un rituel lié à la chasse, la jeune Naru fait toujours preuve de rébellion en les accompagnants systématiquement dans la forêt et ce, malgré leurs traditions ancestrales. Dans la foulée des différents rites et sorties, son jeune frère Taabe va se démarquer et tuer une redoutable proie. Durant la fête de sa gloire, Naru sent pourtant que ce danger supposé n’est pas le véritable. En effet, il se peut qu’un autre prédateur se cache extrêmement bien dans ces bois et n’hésite pas à broyer les animaux des environs, la source de vie de la tribu. Aidé par son frère, une poignée de jeunes chasseurs et surtout de sa chienne Sarii, Naru va devoir combattre un ennemi effroyable, malin et totalement imprévisible…

Si la firme aux grandes oreilles a repris le projet de « Prey », c’est à la base la « 20th Century Fox » qui souhaitait produit un prequel déroutant de la fameuse et célèbre franchise des « Predator ». Puis, le rachat de la major se fit par « Disney » et même si le tournage du projet se ralentit quelque peu, il se finalisa finalement sur la plateforme citée dans le chapeau.

A la réalisation et au niveau de la mise en scène, c’est notamment l’Américain Dan Trachtenberg (« 10 Cloverfield Lane ») qui participa activement. Elle devait en principe se tourner uniquement dans la langue des Comanches, soit un parlé des Indiens du continent d’Amérique du Nord pendant la période de la trame. En fin de compte, l’anglais fut le noyau oral principal du film et « seuls » les sous-titrages en Comanche furent mis à disposition.

L’un des uniques faits regrettables du long-métrage en fait. Car même si plusieurs mots en Numunuh furent employés durant le récit, l’utilisation de la langue de Shakespeare gêne un peu par rapport au contenu historique.

Outre ce choix scénaristique, la mauvaise surprise de « Prey » se situe quant à sa non-distribution dans les salles obscures. En effet, des milliers d’internautes n’ont pas compris les raisons du manque de distribution de l’excellente réalisation au sein des cinémas. Elle l’aurait mérité parce qu’elle devient la meilleure suite cinématographique de cette saga pas toujours culte.

Un opus excellent car il s’avère très soigné, surprenant, avec de nombreuses scènes intenses, une bonne dose d’hémoglobine et surtout, enfin l’occasion d’en apprendre un peu plus quant à la vie et évolution des « Predators ».

L’une des autres plus-values de « Prey », soit « Proie » en français (mais qui est la proie ?), demeure sa distribution. En effet, au sein de ce long-métrage, aucun visage connu et la plupart des jeunes Comanches ayant participé à ce projet, n’avait jamais tourné auparavant.

L’une des exceptions s’avère justement être l’héroïne « Naru », jouée par la douée Amber Midthunder (« Ice Road »). Entourée de comédiens et comédiennes talentueux-euses, même l’acteur Dane DiLiegro (« American Horror Stories » 2021) incarnant le vicieux et malin « Predator », l’alchimie qui se ressent le mieux avec « Naru », reste celle partagée en compagnie de la chienne « Saari », alias Coco.

La « Meryl Streep » canidée selon certains médias américains, a tellement impressionné la production grâce à son aisance et ce malgré ses rares tournages cinématographiques, que son rôle fut modifié au niveau du scénario et elle eut plus d’importance aux côtés de la principale protagoniste.

Si la plupart des spectateurs-trices ont découvert et fortement apprécié « Prey » sur le petit écran, l’œuvre cinématographique ne demeure pas tout public. La violence est très présente et peut choquer les enfants et personnes sensibles.

« Prey » s’avère donc être un long-métrage efficace, original, audacieux et surtout, la fiction conserve les principes des prédateurs, tout en montrant une certaine évolution (notamment féminine et méritée) au sein d’une tribu qui n’aura d’autres choix que de subir et… d’arriver à répliquer ?

Prey
USA – 2022
Durée: 1h39 mn
Action, Aventure, Science-fiction
Réalisateur: Dan Trachtenberg
Avec: Amber Midthunder, Dakota Beavers, Dane DiLiegro, Stormee Kipp, Michelle Thrush, Mike Paterson
05.08.2022 seulement sur Disney +

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