Le Livre de la Jungle

Réalisé par Jon Favreau, un habitué des grosses productions Disney à qui l’ont doit Iron Man 1-2, The Jungle Book nous raconte l’histoire bien connue du petit Mowgli tout en se permettant certains écarts narratifs qui ajoutent une backstory intéressante au personnage du petit Indien.


Mowgli est récupéré par la sage panthère noire du nom de Bagheera alors qu’il se retrouve seul au milieu de la jungle suite à la mort de son père. Élevé par une meute de loups, Mowgli tente de faire le moins de vagues possible au sein de sa communauté pour mieux s’intégrer. Cependant, étant capable d’accomplir de grandes choses grâces à ses mains et à son intelligence, Mowgli se fait rapidement remarquer par les autres animaux de la jungle. Grâce à la trêve, instaurée par les animaux en cas de sécheresse (car, en cas de sécheresse, boire devient plus important que se nourrir), Mowgli est en sécurité face à ceux qui pourraient lui vouloir du mal. Shere Khan, un tigre tyrannique, qui ne peut supporter la présence d’un humain dans la jungle explique que, dès que la saison des pluies arrivera et que la trêve finira, il reviendra pour s’occuper du cas de Mowgli.

Pour un Disney, qui adapte une histoire tirée d’un conte, on peut dire que c’est une très belle réussite. L’histoire est intéressante, les enjeux et les conflits des personnages sont très efficaces et l’alchimie entre les personnages est totale. On notera la belle performance de tous les acteurs qui prêtent leur voix aux animaux de la jungle et la réalisation certes assez simple de Jon Favreau mais qui, au final, est très efficace.

Le Livre de la Jungle

Avec très peu de temps morts et un rythme très bien géré, le film file à toute allure. Jon Favreau a eu l’intelligence de ne pas abuser des moments chantés qui plombent généralement les films de ce style. Il n’a d’ailleurs gardé que les plus connues et donc celles que nous avons plaisir à entendre à nouveau.

Le film souffre malgré tout de son manque de profondeur. En effet, le message du film n’est pas très inspiré et ce n’est pas le genre de film qui va créer des débats endiablés dans les salles de cinéma dès que le générique apparaît.

En outre, l’interprétation du jeune Neel Sethi est certes tout à fait louable pour quelqu’un de son âge (d’autant que le pauvre à sûrement dû jouer devant des fonds verts et des marionnettes en carton-pâte), mais au final on s’attache beaucoup plus aux personnages secondaires qu’à lui. Cela est sûrement dû à son manque de prestance à l’écran et à sa voix qui peut nous déranger par moment.

Il est intéressant de voir que, d’après une étude américaine, le public qui semble le plus adéquat pour ce film est le public de femmes et d’hommes d’un certain âge… allez savoir pourquoi. Mais si on fait une rapide analyse de la situation on remarque que le film parle beaucoup d’éducation et de la relation entre un parent et son enfant. La question qu’on se pose alors c’est : quel genre de film est fait pour les jeunes hommes ? Si la réponse est Gods of Egypt alors on n’est pas sorti de l’auberge…

Le Livre de la Jungle

D’autant qu’au vu des deux films, il semblerait que Disney ait piqué toutes les personnes talentueuses en effets spéciaux à Gods of Egypt car l’image du film de Jon Favreau est de bien meilleure facture que celle d’Alex Proyas.

Au final, The Jungle Book version Jon Favreau offre une belle réinterprétation de l’histoire du petit Mowgli tout en mettant un point d’honneur à proposer de belles images.

The Jungle Book

The Jungle Book
De Jon Favreau
Avec Neel Sethi, Ben Kingsley, Bill Murray, Idris Elba, Lupita Nyong’o et Christopher Walken
Walt Disney

The Jungle Book : Il en faut peu pour être heureux.
3.5Note Finale

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