En ce samedi 14 septembre 2019, l’avant-dernier jour du festival de Bienne, entre le touchant « Fahim », une passion pour Céline Dion et le fait que la retraite ne soit pas forcément le moment parfait pour profiter de soi, mes 3 films furent sympathiques à découvrir.


Je commençai ma journée à 11h00, malgré le bel été perdurant, avec la comédie « Fahim » :

Fahim est un jeune Bengali très doué avec le jeu d’échecs. A tel point qu’accompagné de son père, ils quittent brutalement le Bengladesh afin que le jeune homme rencontre rapidement un des meilleurs recruteurs d’échecs en France. Mais Sylvain et loin de l’image de l’Européen accueillant que Fahim s’imagine. En fait, leur relation professeur-élève resta tendue durant une longue période. Alors que Fahim apprend à jouer de manière plus professionnelle, le secret de son père se dévoile et il n’a d’autre choix que de faire le Championnat de France d’échecs pour que leur situation s’améliore.

Dirigé par Pierre-François Martin-Laval , « Fahim » est une bien meilleure comédie que sa précédente réalisation « Gaston ». Se basant sur la biographie du véritable Fahim Mohammad, le long-métrage représente avec justesse des parcours de vies tragiques, mais devenant plus positives par la suite.

Le duo entre le monstre Français Gérard Depardieu (« Bonne Pomme ») et le jeune et débutant acteur Assad Ahmed, fonctionne à merveille. Ainsi, l’exotisme du jeune homme et le côté bougon de l’adulte, fusent et forment une excellente dynamique. Ainsi, « Fahim » s’adresse à un large public car ses sujets abordés sont assez simples à comprendre et très actuels.

 

Je découvris ensuite la toute dernière réalisation de Géraldine Nakache, « J’irai où tu iras » :

Mina et Vali sont 2 sœurs qui ne se parlent plus depuis plusieurs années déjà et ont un caractère opposé. L’une est pragmatique et froide, l’autre rêveuse et empathique. Malgré les efforts de leur père les aimant énormément et les voyant séparément, il ne parvient pas à les rassembler. Mais une occasion va se présenter et il fera tout pour les réunir à nouveau, quitte à leur mentir. Une trame sur fond de rancœur, d’une famille déchirée et d’amour entre 2 sœurs qui sont capables de beaucoup de choses.

C’est la 3ème fois que la polyvalente Géraldine Nakache (« Astérix – Le Domaine des Dieux ») retrouve son âme sœur Leila Bekhti (« La Lutte des classes ») pour son nouveau projet « J’irai où tu iras ». Présenté comme une comédie, son long-métrage contient une bonne dose de drame également. Une œuvre cinématographique touchante, parfois drôle et efficace.

Malheureusement, certains personnages et scènes sont décousus et manquent de sens. Cela peut donc créer une confusion auprès des spectateurs-trices par rapport à l’histoire. Toutefois, la réussite de « J’irai où tu iras » n’en est que peu gâchée grâce au formidable duo des actrices ou encore, à la bouleversante prestation de Patrick Timsit (« Santa & Cie »).

 

Pour terminer, une comédie plus drôle qu’il ne paraît avec Michèle Laroque (« Brillantissime ») et Thierry Lhermitte (« Ma Famille t’adore déjà »), « Joyeuse retraite ! » :

Marie-Louise et Philippe sont aux anges ! Car l’heure de leur retraite est enfin arrivée et ils vont pouvoir concrétiser leur rêve, partir vivre au Portugal. Loin de leur famille et des emmerdes quotidiennes qu’ils vivent. Ils voulaient annoncer leur décision durant une fête de famille, mais suite à une mauvaise nouvelle, ils ne pourront le faire. Tardant de plus en plus à révéler leur intention, ils réalisent que la vente de leur maison n’est pas si aisée et se demandent même s’ils pourront arriver un jour au Portugal.

C’est un tout nouveau cinéaste qui réalise une comédie réussie avec un casting 3 étoiles comme précité. Fabrice Bracq a en effet composé un excellent duo surprenant avec l’ancien du fameux théâtre « Splendid » et l’excellente humoriste appréciant les planches. Et cela s’en ressent rapidement au travers de leurs piques et échanges.

Si « Joyeuse retraite ! » n’est pas un long-métrage hilarant, il permet de se détendre en le regardant. Ses thèmes utilisés sont plutôt novateurs et la période de la retraite, abordée d’une manière assez originale. Une réalisation divertissante, familiale et permettant au public de se rendre compte qu’il peut être difficile de s’occuper des petit-enfants en tant que grands-parents.

« FFFH 2019 » : Le jeu d'échecs du Bangladesh, Céline Dion et vive la retraite !
Fahim
J'irai où tu iras
Joyeuse retraite !
4.0Note Finale