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20 octobre 2020

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« FFFH 2019 » : Une petite « Fourmi » qui a du talent et ment facilement

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En ce 3ème jour du festival, la fiction que j’ai la plus appréciée est sans nul doute « Fourmi ». Une réalisation cachant bien son jeu, car en dehors de la passion du football pour le jeune héros, l’histoire fourmille de problèmes de société souvent tabous et gênants.


Théo est un jeune garçon doué dans son domaine : le football. A tel point qu’un recruteur d’Arsenal entend parler de son talent et décide d’aller à sa rencontre durant un match. Malheureusement, sa petitesse empêche son recrutement. Même si Théo se sent déçu, il n’osera pas dire la vérité à son père, déjà tellement désenchanté par la vie, et prétendra avoir été choisi. Un mensonge relativement innocent à la base, mais qui prendra des mesures disproportionnées…

A priori, la fiction ne donne pas l’impression d’être exceptionnelle. Mais entre l’ardeur du jeune comédien Maleaume Paquin (« Rémi sans famille »), la manière de démontrer l’utilité du foot ou encore certaines problématiques sociales et humaines, « Fourmi » demeure bien plus efficace qu’il ne parait.

Derrière les caméras, un cinéaste boulimique du travail depuis une bonne quinzaine d’années déjà. Réalisateur de « Rosalie Blum », Julien Rappeneau ne pensait pas revenir à une nouvelle transposition entre une version littéraire et le cinéma. Pourtant, il fut séduit par le roman graphique espagnol « Dream Team » de Mario Torrecillas et Artur Laperla. Se basant donc sur ce livre, le metteur en scène ajouta également sa propre synergie et le mélange semble fonctionner (je n’ai pas lu le roman graphique).

En fait, entre le casting efficace et dynamique, l’humour du long-métrage, l’excellente interprétation de François Damiens (« Le Ptit Spirou ») par rapport à son personnage et les sympathiques démonstrations footballistiques, « Fourmi » est une bonne comédie avec la juste dose de drame. Une réalisation idéale pour la famille parce qu’elle se comprend facilement, même pour les enfants, et qu’elle aborde des thèmes importants.

Laurent Billeter
Le 7ème Art, pour moi c'est tout une histoire, Plus qu'une passion, qu'une grande occupation, D'Hollywood à Bollywood, De Michael Bay à Jean Marais, Je me complais dans ce milieu fabuleux.
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