Mais pourquoi Les Bad Guys se repentiraient-ils ?

Méchant un jour, méchant toujours, mais...

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Laurent Billeter
Laurent Billeter
Le 7ème Art, pour moi c'est tout une histoire, Plus qu'une passion, qu'une grande occupation, D'Hollywood à Bollywood, De Michael Bay à Jean Marais, Je me complais dans ce milieu fabuleux.

Basée sur la série de livres à succès pour enfants de l’Australien Aaron Babley, « Les Bad Guys » n’est pas forcément l’œuvre littéraire la plus connue en Suisse romande. Quoiqu’il en soit, les méfaits commis par les animaux s’avèrent plaisants et assez drôles.


M. Loup, M. Serpent, Mme Tentacule, M. Piranha et M. Requin forment une bande de braqueurs de banques professionnels-le et rien ni personne ne les arrête. Suite à un énième casse, M. Loup suggère un incroyable challenge à l’équipe qui l’accepte après quelques réticences. Mais pour la 1ère fois depuis leur longue carrière des malfrats, la chance les délaisse et ils se font arrêter par la Cheffe de la Police Misty Luggins durant le gala où leur dernier coup devait se dérouler. Néanmoins M. Loup, toujours très réactif et rusé, négocie leur potentielle liberté dès leur capture. Il propose que sa bande soit mise sous tutelle par l’honnête et gentil Professeur Marmelade, l’organisateur de la soirée, afin de prouver qu’ils peuvent aussi être de braves citoyens. Les compères de M. Loup adorent ce plan, le but final étant de dérober d’une autre manière. Toutefois, M. Loup commence à comprendre le sentiment de reconnaissance qu’on lui a accordé auparavant et il se remet beaucoup en question. Entretemps, un nouveau méchant plus diabolique encore prend possession de la ville. Les Bad Guys se demande alors ce qu’ils peuvent faire contre ce redoutable ennemi leur piquant leur place de malfaiteurs No 1 dans le monde. dans le monde.

Pour sa toute 1ère réalisation, le Lyonnais Pierre Perifel amène une histoire et surtout des graphismes différents par rapport aux précédents projets du célèbre studio américain « DreamWorks Animation ».

Si la trame, transposée et scénarisée par le très bon Ethan Cohen (« Men In Black 3 »), se base sur les livres éponymes de l’écrivain mentionné au sein du chapeau, c’est surtout l’infographie en 2 et 3 dimensions qui rendent « Les Bad Guys » savoureux et efficaces.

En fait et dès les premières minutes du long-métrage animé, le metteur en scène donne rapidement l’impression d’avoir été inspiré par, entre autres, le style des mangas. Et son rendu final fait avec son équipe, fonctionne à merveille.

Les mélanges de genres et de thèmes au sein des « Bad Guys » s’avèrent également être une bonne idée. Si les thèmes moraux et sociaux demeurent peut-être un peu trop détaillés pour les enfants, les vols commis par la bande des 5, amuseront les petits, comme les grands.

Musicalement, « Les Bad Guys » reste aussi original. Car avec sa bande-originale composée par l’Anglais Daniel Pemberton (« Bird of Prey et la fantabuleuse histoire d’Harley Quinn »), le style est davantage jazzy et rock et cela s’accorde parfaitement à l’histoire des braqueurs.

Au niveau de la distribution, les accents des anti-héros sont vraiment bien travaillés et correspondent à chaque personnage. Du « Loup », doublé par Sam Rockwell (« Le Cas Richard Jewell »), au « Requin » joué par Craig Robinson qui s’amuse avec son allusion à la série « Brooklyn Nine Nine » à laquelle il participa, en passant par Awkwafina (« Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux ») incarnant la « Tarantule », chacun-e amène son inspiration et savoir-faire et rend l’animation encore plus démente, énergique et divertissante.

Malheureusement, le casting français n’arrivera probablement pas à égaler la version originale américaine car la plupart des comédiens-iennes choisi-e-s, ne pourront pas adopter les mêmes intonations et reprendre les références identiques car tout le monde ne comprendrait pas les allusions. Il se peut aussi que le côté « star talent » de la version française casse la dynamique de part le manque de professionnalisme par rapport à celles et ceux qui doublent quotidiennement.

Mise à part ces différences susmentionnées et la séquence finale des « Bad Guys » qui manque un peu de dynamisme et de mystère, l’animation permet de passer un bon moment en famille et de découvrir une réalisation (et des livres) originale, rythmée et décalée.

Les Bad Guys (The Bad Guys)
USA – 2020
Durée: 1h40 min
Animation, Comédie, Aventure
Réalisateur: Pierre Perifel
Avec les voix de: Sam Rockwell, Awkwafina, Anthony Ramos, Marc Maron, Craig Robinson, Zazie Beetz, Alex Borstein, Lilly Singh
Universal Pictures
06.04.2022 au cinéma

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