NIFFF 2026 : Où est « Chloé » ?, au Japon sous la neige et la pilule miracle

Laurent Billeter
Laurent Billeter
Le 7ème Art, pour moi c'est tout une histoire, Plus qu'une passion, qu'une grande occupation, D'Hollywood à Bollywood, De Michael Bay à Jean Marais, Je me complais dans ce milieu fabuleux.

Comme toujours au sein de chaque événement culturel lié au 7e Art, les avis sur les différents longs-métrages varient grandement. Tant sur les réseaux sociaux ou dans la réalité autour d’un café, les impressions échangées font plaisir à être partagées.


Tout en continuant les découvertes cinématographiques pendant cette semaine, 3 autres réalisations m’ont spécifiquement plu au gré de ce « NIFFF » 2026 :

« Mi Amor » : Romy se sent vraiment heureuse. Son nouveau mandat comme DJette aux Canaries, lui permettra une reconnaissance internationale. Accompagnée de son amie proche Chloé, le but est de permettre à Romy de se détendre afin de se sentir moins stressée et inquiète quant à la fameuse soirée. Mais subitement, Chloé ne donnera plus aucun signe de vie. Envahie d’un très mauvais pressentiment, la Djette avec le patron de la boîte de nuit où elle a mixé, vont tout faire pour la retrouver.

Tourné dans l’archipel des Grandes Canaries, à l’île de Gran Canaria, le cinéaste Guillaume Nicloux change de thématiques cinématographiques entre « La Petite » et « Mi Amor ». Car si le drame s’installe assez rapidement, le suspense et les tensions montent crescendo et amènent une problématique trop oubliée actuellement.

En sus de son intelligente manière de filmer, ledit scénariste et metteur en scène a su constituer un très bon casting avec en tête d’affiche Pom Klementieff (« Les Gardiens de la Galaxie – Vol. 3 ») et Benoît Magimel (« La Bataille de Gaulle – J’écris en ton nom »). Qui de leur côté, dépeignent leur personnage avec adéquation et dynamisme.

Inédit en Suisse romande, « Mi Amor » fut distribué dans les cinémas français en mai 2026. Peu reconnu au niveau du box-office, il mérite d’être visionné car ses mystères captivent très vite. Il s’agit donc, d’un bon thriller qui s’adresse à un public curieux.

« Blood on Snow » : Malgré ses craintes liées à la grave maladie de son père, Minoru décide avec sa femme Yuki et leur petit garçon Akira, de quitter Tokyo pour emménager tout au nord du pays. S’installant tant bien que mal et en plein hiver, le calme recherché et à peine ressenti, cessera brutalement. De disparitions mystérieuses à des cris pendant les tempêtes de neige, en passant par des morts étranges, Yuki sent une présence surnaturelle envahir leur maison et les changer petit à petit. Mais pourquoi ?

Basé sur plusieurs mythes et légendes anciennes japonaises, « Blood on Snow, Ice Blood ou Hyoketsu » en version originale, s’avère être un excellent film digne de la lignée du fameux « Japanese Horror » du début des années 2000.

Angoissant, effrayant, horrifique et dramatique, cette fiction magnifiquement filmée et jouée, fait parfois penser aux chefs-d’œuvre sur les yōkaï (les fantômes en japonais) de la décennie précitée à l’exemple de « Ring ».

Très soigné et dénonçant des situations complexes encore trop taboues dans le Pays du Soleil Levant, « Blood on Snow » s’adresse à un public appréciant les sujets susmentionnés. A découvrir légalement avec au moins, une petite lumière allumée…

« Saccharine » : Depuis longtemps, Hana se sent mal dans sa peau. Elle a beau essayé des régimes drastiques et épuisants, ses fringales puis son sentiment de culpabilité, surgissent. Néanmoins et malgré son désespoir, la jeune femme verra sa vie s’améliorer au moment où elle acceptera d’ingérer une pilule avec des cendres humaines. Étudiante assidue en médecine, elle s’observera et écoutera ses ressentis quant aux changements. Qui arriveront très vite, violemment et bizarrement…

Si le nouveau long-métrage de la scénariste et réalisatrice Natalie Erika James (« Relic » 2020) n’a pas eu le succès autant reconnu comme « Backrooms », « Saccharine » contient quand même d’excellentes surprises et un récit original.

Jouée par Midoris Francis (« Good Boys »), « Hana » n’est pas forcément l’héroïne attendue par les spectateurs-trices. Souvent indécise, envahie d’inquiétudes et de peurs fréquentes, elle n’aura d’autre choix que d’affronter les démons l’impactant.

« Saccharine » ne demeure donc pas un drame inutile ou donnant une impression de déjà-vu. Abordant des sujets délicats à l’exemple de la dépendance alimentaire ou l’obsession, il plaira aux personnes appréciant les films d’horreur corporels. Un petit bijou inédit en Suisse, à regarder légalement chez soi pour en profiter pleinement.

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