NIFFF 2026 : Sommation, la relève est là et Première Mondiale !

Dénonciations et fun au programme

Laurent Billeter
Laurent Billeter
Le 7ème Art, pour moi c'est tout une histoire, Plus qu'une passion, qu'une grande occupation, D'Hollywood à Bollywood, De Michael Bay à Jean Marais, Je me complais dans ce milieu fabuleux.

La moitié du « NIFFF » s’est déjà écoulée, tout comme son quart de siècle. Cela n’empêche nullement la joie et la motivation des festivaliers-ières, malgré la chaleur, de découvrir plusieurs réalisations cette semaine. Liesse et déceptions incluses.


Parmi les nouveautés relevées, le continent asiatique dévoile de nombreuses fictions aux récits novateurs et surtout drôles ou dramatiques. A noter que du côté des requins, la fiction est une Première Mondiale et diffusée au « NIFFF ».

« Deadline » : La pression se ressent de plus en plus au sein d’un prestigieux collège hongkongais. Les élèves ont en effet, leur dernière session d’examens et chacun-e le vit et ressent à sa manière. Cela sera d’autant plus le cas avec la découverte de tracts « tombant du ciel » et informant qu’un suicide sera commis si les tests ne sont pas annulés. La panique en découlant, va ainsi créer de nombreuses autres complications…

Mis en scène par Kiwi Chow, la pression et la réussite scolaires, demeurent au cœur de cet excellent film. Qui dénonce aussi les problèmes dans le milieu estudiantin, l’horrible système de contrôle mis en place par le Gouvernement chinois et l’addiction.

Outre l’aspect dramatique, le suspense et les tensions formidablement jouées par la distribution, les ambiances et l’environnement choisis rendent également une réalisation audacieuse. Qui par ailleurs et à titre de précaution, fut tournée à Taïwan.

Ciblé pour un public adulte ou étudiant-e-s et curieux d’en savoir plus au niveau des obligations scolaires au sein dudit pays, « Deadline » mérite d’être découvert et visionné. Ceci, en sus des dénonciations entreprises, de son magistral casting et d’autres surprises scénaristiques subtilement et superbement incorporées.

« Ikatan Darah » : Bien que jeune, Mega est très talentueuse quant à sa pratique des arts martiaux. Suite à une blessure, elle devra se reposer chez elle. Mais une dette assez conséquente de son frère va tout changer. La jeune femme met donc fin à son répit et part à la recherche de ce dernier sans imaginer la vague de violence qui se formera autour d’eux. Ils deviendront ainsi, des survivants et Mega se découvrira sa force mentale et physique. Sans forcément en ressortir indemne…

En tête d’affiche de ce film de gangsters musclés et axé sur la pratique de différents arts martiaux, la jeune talentueuse Livi Ciananta, dont il s’agit de sa 1re grosse production, le polyvalent Derby Romero et l’incroyable Lydia Candoux.

Si cette fiction bourrée de chorégraphies minutieusement préparées, ne gagne malheureusement pas assez au niveau de sa reconnaissance face à « The Furious », son intrigue s’avère plus intéressante et ses scènes de combats impressionnent tout autant.

Un fait logique car dans les coulisses, le comédien et producteur Iko Uwais (« 22 Miles ») s’est énormément investi pour concrétiser ce film. Les aficionados du mythique diptyque « The Raid », sauront de qui il s’agit. Quant aux autres, « Ikatan Darah » mérite d’être découvert notamment pour les raisons évoquées.

« Hotspring Sharkattack 2 » : Au Japon et plus précisément à Kyushu, « vers » Nagasaki », des requins jaillissent soudainement des sources thermales. Personne n’en comprend les raisons et pire, la population subit pleinement l’invasion aquatique. Une ado pourrait-elle les sauver ? Une suite du 1er « Hotspring Sharkattack » est sortie en 2024 et s’avère encore plus déjantée, amusante et où se requinquer en ce lieu ne sera pas forcément une bonne idée…

2 ans après le succès surprise d’ « Hotspring Sharkattack » dans les festivals de films, soit « Onsen shâku » en japonais, le réalisateur Morihito Inoue a enchaîné avec une excellente et très amusante suite.

Cette fois-ci et sans trop en dévoiler, les petits « shhaarrks » sont invoqués pour de folles raisons. Et avec ce 2e opus, présenté en Première Mondiale au « NIFFF », l’absurdité est omniprésente. Mais sans aucune lourdeur, et très peu de scènes rallongées.

Même si ces 2 longs-métrages ne seront jamais disponibles en Suisse et en Europe, les découvrir afin de se divertir, en vaut la peine. L’idiotie filmée et jouée intègre parfaitement la situation sociétale actuelle, tout en permettant à un large public de passer un excellent moment.

[L’interview faite pendant le festival de films, bientôt disponible]

- Publicité -
Festival CinéMasala

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

- Publicité -