Sean et Ben sont deux jeunes Américains qui rêvent de faire fortune à Moscou. Malheureusement, leur plan de carrière ne se passe pas comme prévu. Ils décident donc d’aller en boîte de nuit pour tuer leur chagrin et se retrouvent malgré eux au cœur d’une invasion extraterrestre.
Disons-le d’emblée : « The Darkest Hour » est l’un des films les plus incroyablement mauvais vu ces dernières années. Sans savoir par où commencer pour les décrire, sachez que ses défauts et les mauvaises idées qui en émanent sont légion, et qu’il est très pénible de rester assis jusqu’au générique de fin. Le seul moyen de passer un bon moment, c’est d’admettre que nous assistons à un nanar navrant dont l’indigence autant narrative que visuelle prête plus à ricaner qu’à s’énerver pour pas grand chose.
Commençons par les acteurs et leurs rôles respectifs, tous plus insupportables les uns que les autres.
Arrogants et imbus d’eux-mêmes (ouaiiis, on va à Moscou pour se taper des bonnasses exotiques, surtout pas des Américaines hein – et c’est là que le réalisateur nous case quelques images de McDo moscovites, pour ne surtout pas s’aliéner le public américain) les deux personnages principaux ne réussissent jamais à provoquer la moindre once d’empathie par rapport à leur destin qui semble couru d’avance : mourir. On en vient même à attendre ce moment avec impatience, surtout en ce qui concerne la blonde de service (mention spéciale à Rachael Taylor, sûrement la plus mauvaise actrice vue sur un écran, qui confond transmettre la peur éprouvée par son personnage au spectateur et le faire rire).
Ensuite, parlons des idées narratives, comme par exemple que les aliens soient invisibles. Soit, sur le papier l’idée est alléchante (ils sont invisibles et se nourrissent d’ondes électriques, ce qui fait que le seul moyen de les repérer c’est avec des ampoules qui s’allument sur leur passage), mais à l’écran elle annihile toute forme de suspense (on ne les voit jamais arriver, et quand ils arrivent, bin on ne les voit pas) et provoque même des situations involontairement drôles (un chien passe à l’écran en faisant un peu de bruit et un personnage demande aux autres : « mais qu’est-ce que c’est ?? »). Les personnages s’embourbent même dans des dialogues Z au possible pour trouver un moyen de détruire leurs ennemis, à base d’ « ondes bio-magnétiques » et de « fusil laser à ondes électriques ».
Bref il faudrait des dizaines de pages pour énumérer les défauts de « The Darkest Hour », qui accumule toutes les plus mauvaises idées « science-fictionnelles » de ces 20 dernières années.
Parlons maintenant des quelques points positifs, qui devraient en toute logique tenir dans un petit paragraphe.
La musique de Tyler Bates est, contre toute attente, tout à fait honorable et souligne le film discrètement. La 3D est également réussie, même si elle nous envoie à la tronche des plans d’une laideur visuelle peu commune. Et puis il y a Emil Hirsch, acteur très prometteur d’ « Into the Wild », « Harvey Milk » ou encore « Speed Racer »…
Qui se retrouve probablement contraint, après l’échec monumental au box-office de ce dernier, de cachetonner dans cette purge infâme. C’est un bien triste constat, et c’est sûrement tout ce qu’on retiendra de ce film, condamné (pour son bien) à sombrer dans l’oubli au plus vite.
The Darkest Hour 3D
De Chris Gorak
Avec Emil Hirsch, Mike Minghella, Rachael Taylor
20th Fox
Sortie le 11/01
Notre avis : 1/10
CONCOURS :
Gagnez des tickets, des clés USB et des verres fluos du film en écrivant à concours@daily-movies.ch.
N’oubliez pas de mentionner en objet de votre mail "Concours The Darkest Hour" et de donner votre adresse postale.
Dans la limite des stocks disponibles
|