Encanto : La vie, ce n’est pas que la magie

La Colombie et ses enchantements.

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Laurent Billeter
Laurent Billeter
Le 7ème Art, pour moi c'est tout une histoire, Plus qu'une passion, qu'une grande occupation, D'Hollywood à Bollywood, De Michael Bay à Jean Marais, Je me complais dans ce milieu fabuleux.

Si ce long-métrage fête un très bel anniversaire en étant la 60ème animation de la major aux grandes oreilles, ce projet émerge d’un travail acharné et surtout, d’une 1ère esquisse dessinée 6 ans auparavant. De là, naquit un nouveau splendide, poétique et magique chef d’œuvre.


A Encanto, la vie est incroyable, merveilleuse et charmante pour tous-tes les habitants-es. Et c’est grâce à la famille Madrigal que cette petite ville mystérieuse et fort bien cachée, vit prospère et sans tracas à travers les décennies. A la tête des Madrigal, la Grand-Mère Alma qui eut beaucoup d’enfants, puis de petits-enfants et presque toutes et tous dotés de pouvoirs magiques. Entre Luisa qui a une force surhumaine, Isabela très sensible aux fleurs, Dolores à l’ouïe fine, Antonio pouvant parler avec les animaux, Camilo qui a la possibilité de prendre différentes formes humaines ou encore Bruno, le frère depuis longtemps disparu, la famille de Mirabel fascine et fait l’unanimité dans la jolie petite bourgade colombienne. Néanmoins, tout le monde ressent une joie et une fierté d’avoir ses pouvoirs, sauf… Mirabel justement. Car la jeune fille n’a en fait, aucune faculté, aucun enchantement en elle et ce depuis son enfance. Personne ne connaît réellement les raisons, mais parfois, elle en souffre en silence. Au moment où une grande fête se prépare chez les Madrigal et que tout le monde s’attèle quant à son organisation, Mirabel va voir des choses qui ébranleront le reste de sa famille. Pourtant, grâce à sa détermination, son courage, ses intuitions et son instinct, elle va d’une part, faire éclater une vérité au grand jour, et d’autre part, aura la possibilité de ressentir la vraie magie.

Avec « Encanto », soit « Le Charme » ou « L’Envoûtement » en espagnol, non seulement la qualité des dessins numériques se perçoit dès le début de l’histoire, mais en plus, les 3 scénaristes et metteurs-eues en scène qui sont Jared Bush (« Vaiana, la légende du bout du monde »), Byron Howard (« Zootopie ») et Charise Castro Smith (« Raya et le dernier dragon ») innovent au travers de plusieurs prouesses au sein de leur animation.

En effet, entre la douzaine personnages principalement féminins, leurs aptitudes et défauts caractériels et physiques, l’intrigue liée à la magie ou encore, l’importance des couleurs pour chacun des éléments, « Encanto, la fantastique famille Madrigal » a son propre univers restant à la fois réaliste et fantastique.

Tout au long de l’histoire, 2 questions essentielles tourmentent l’héroïne « Mirabel ». A savoir, connaît-elle vraiment sa propre famille et se sent-elle réellement bien intégrée avec elle en sachant qu’elle n’a aucun pouvoir ? Afin de se découvrir davantage, la jeune femme devra sonder son intérieur, rechercher et comprendre les multiples secrets de sa famille, de leur habitation et surtout, découvrir qui est leur frère disparu et si mystérieux, Bruno.

Des mésaventures qui pour une fois, ne se dérouleront pas avec un petit compagnon animalier si traditionnel de la part de « Disney » et souvent apprécié par les petits et grands enfants. Cependant, les animaux demeureront bien présents au sein de l’histoire d’ « Enchantons, la fantastique famille Madrigal » notamment grâce aux facultés du jeune « Antonio », toujours prêt à aider sa cousine.

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Si la magie de ce chef d’œuvre opère comme précédemment noté, les performances vocales entendues provenant des comédiennes et comédiens tout au long du récit enchantent magnifiquement. Malheureusement, le seul petit défaut d’ « Enchantons, la fantastique famille Madrigal » se situe au niveau du parlé et des accents espagnols (voire colombiens). Ceux-ci ne s’avèrent pas suffisamment employés et la langue de Shakespeare, trop utilisée. Et ce, malgré le formidable travail vocal effectué.

Quoiqu’il en soit, l’interprétation et les émotions dégagées par l’Argentine Stephanie Beatriz (« Brooklyn Nine-Nine ») pour « Mirabel », restent incroyables, même au niveau des chants. A ses côtés notamment, María Cecilia Botero («  La Bruja ») jouant la « Grand-Mère Abuela Alma » avec toute sa poigne son vécu associés à son personnage. Quant au reste du casting, de John « Bruno » Leguizamo (« Chaud devant ») à Jessica « Luisa » Darrow (« Anomaly ») et les autres, leurs performances s’accordent aussi à la perfection.

Finalement, « Enchanto, la fantastique famille Madrigal » sera comme souvent, une splendide animation diffusée durant la période des de fin d’année et pouvant être regardée par les enfants, par les parents ou même, les adultes appréciant une œuvre lyrique, efficace et dont les charmes ne sont pas forcément ceux escomptés.

Encanto : La fantastique famille Madrigal
USA – 2021
Durée: 1h42 min
Fantastique, Famille, Aventures
Réalisateurs-trices: Byron Howard, Jared Bush, Charise Castro Smith
Casting: Stephanie Beatriz, Marie Cecilia Botero, Angie Cepeda, Jessica Darrow, John Leguizamo
Walt Disney Switzerland
24.11.2021 au cinéma

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Vitalina Varela

ZAHORÍ

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