« Venom : Let There Be Carnage » : Quand le symbiote voit rouge

Que le carnage commence !

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Laurent Billeter
Laurent Billeter
Le 7ème Art, pour moi c'est tout une histoire, Plus qu'une passion, qu'une grande occupation, D'Hollywood à Bollywood, De Michael Bay à Jean Marais, Je me complais dans ce milieu fabuleux.

Ce second volet des mésaventures de « Venom » et son épave humaine « Eddie Brock » commence directement après la fin du 1er opus sorti en 2018 et où une apparition d’un certain « Carnage » laissait présager une bonne suite. Qui est plutôt réussie et donne envie d’en savoir plus.


Depuis sa précédente enquête journalistique démontrant les mauvaises intentions de la Life Fundation et sa fulgurante reconnaissance auprès du public grâce à ses investigations, Eddie réalise que son succès fut de courte durée. Pire, il se sent de plus en plus las de sa vie commune avec Venom qui devient trop envahissant, autoritaire, violent et agressif. Dans tous les cas, lorsqu’ un prisonnier étroitement surveillé le prie de venir afin de publier ses derniers mots avant sa mise à mort, Eddie comprend à ce moment-là, sa nouvelle chance d’enquêter sur un autre sujet brûlant. S’attendant à un condamné ultra violent, Eddie et son symbiote Venom, vont toutefois être surpris par le calme apparent de Cletus Kasady. Mais durant les quelques minutes où l’investigateur se fait attraper par le détenu, un échange inattendu s’effectuera entre les 2 hommes. Une fois sorti de prison, Cletus aura 2 objectifs bien précis en tête. Retrouver sa chère Frances Barrison et détruire par n’importe quel moyen, Venom et son débile d’humain Eddie.

Derrière les caméras de cette suite très explosive et avec le duo assez imprévisible que sont « Venom » et « Eddie Brock », le public pourra retrouver un nom relativement connu. Néanmoins, peu habitué à la réalisation de grosses productions du genre. A savoir, l’Anglais polyvalent, Andy Serkis (« Star Wars : L’Ascension de Skywalker »).

En effet, le comédien demeure surtout reconnu pour ses spécialisations au niveau de la motion capture et de la performance capture. 2 procédés assez proches consistant à capturer les mouvements du corps d’un acteur, puis de les restituer numériquement afin de réaliser des images de synthèse. Par rapport à Andy Serkis, son plus fameux rôle reste encore et toujours l’emblématique « Gollum » dans la trilogie du « Seigneur des Anneaux ».

Toutefois, sa grande expérience au sein de ce domaine n’a absolument rien à avoir avec « Venom : Let There Be Carnage ». Car au traves de ce projet cinématographique, le Britannique reste uniquement derrière les caméras en qualité de réalisateur.

Mais s’il remplace le cinéaste Ruben Fleischer préférant se consacrer à la suite décevante de « Retour à Zombieland », Andy Serkis se conforme aux personnages cinématographiques d’ « Eddie et Venom ». Certes, comme dans la version de 2018, ces anti-héros sont rendus un peu plus (voire un peu trop) gentils. Cependant, leurs intentions n’en restent pas moins violentes, amusantes parfois et surtout, efficaces afin de dégommer toutes personnes leur barrant leur route.

Si cet univers fait plaisir à revoir, c’est certainement aussi grâce à l’investissement du comédien en tête d’affiche, Tom Hardy. Reconnu pour avoir incarné plusieurs rôles musclés à l’exemple de « Mad Max » en 2015, il s’avère que le personnage d’ « Eddie Brock » l’est également.

Car non seulement il l’incarne plutôt bien tout en doublant « Venom », mais en plus, le comédien Britannique a activement participé à l’écriture du scénario aux côtés de la scénariste Anglaise Kelly Marcel (« Cruella »). Cette double-casquette rare pour l’acteur se perçoit assez positivement. Egalement parce qu’il prend plaisir à les interpréter simultanément.

Mais Tom Hardy n’est pas le seul à jouer un rôle intéressant au sein de cette suite. Si effectivement son ex-compagne dans la fiction, jouée par Michelle Williams (« The Greatest Showman ») a moins d’importance au niveau de l’histoire, sa collègue Naomie Harris (« Moonlight ») interprétant « Frances Barrison » l’est davantage et cela rend la trame de « Venom : Let There Be Carnage », un peu plus croustillante.

Quant à la performance de Woody Harrelson en « Cletus Kasady », elle demeure sympathique et divertissante. Toutefois et sans doute indépendamment de son travail, son personnage manque légèrement de perversité.

En conclusion, « Venom : Let There Be Carnage » s’avère être une suite correspondant à l’univers et aux ambiances du 1er volet. Certes assez souvent critiqué négativement par les fans, « Venom » ajoute une bonne touche de noirceur au sein du « MCU » (« Marvel Cinematic Univers ») et comme toujours, il est fortement recommandé de rester jusqu’au générique de fin pour en savoir plus sur… « eux ».

Venom : Let There Be Carnage
USA – UK – CAN – 2021
Durée: 1h37 min
Action, Fantastique, Science-fiction
Réalisateur:Andy Serkis
Casting: Tom Hardy, Michelle Williams, Woody Harrelson, Naomie Harris, Stephen Graham, Peggy Lu
Sony Pictures
20.10.2021 au cinéma

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Vitalina Varela

ZAHORÍ

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