Morbius et la naissance de sa malédiction

Un "Marvel" moins mordant ?

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Laurent Billeter
Laurent Billeter
Le 7ème Art, pour moi c'est tout une histoire, Plus qu'une passion, qu'une grande occupation, D'Hollywood à Bollywood, De Michael Bay à Jean Marais, Je me complais dans ce milieu fabuleux.

Créé en 1971 par Roy Thomas et Gil Kane, les aventures en comics de « Michael Morbius » sont pour la 1ère fois adaptées au cinéma par le metteur en scène Suédois Daniel Espinosa. Décevant et trop numérique, le vampire pourrait ne pas avoir le succès escompté.


Depuis son enfance, Michael souffre d’une maladie rare de sang. Désireux de trouver un remède, il consacre sa vie à sauver les gens en devenant un médecin surdoué. Par la même occasion, il n’oublie pas de tenter de trouver un remède à ses maux qui le détruisent toujours plus. L’une de ses dernières inspirations, pas forcément très légale, est d’étudier les chauves-souris et d’en prélever les éléments nécessaires. Car Michael pense qu’elles seules ont la faculté de guérir sa pathologie. Il décida donc de s’administrer le produit. Si son organisme accepta assez violemment les corps étrangers, Morbius remarqua vite les effets indésirables de ce soin. Ses nouveaux effets seraient-ils donc davantage une malédiction au lieu d’un traitement bénéfique ? Rien n’est garanti et Milo, son meilleur ami d’enfance, le sait bien.

Après les 2 premières adaptations cinématographiques réussies de « Venom » en 2018 et 2021, le « SSU » (soit le « Sony Spider-Man Multivers ») se développe encore plus avec l’arrivée du médecin devenant un vampire.

Derrière la caméra et comme mentionné dans le chapeau, le metteur en scène Daniel Espinosa (« Enfant 44 ») qui transpose un très sombre personnage des comics « Marvel ». Malheureusement, son approche risque de ne pas trop mordre le public.

En effet, entre sa réalisation et le scénario de Matt Sazama (« Power Rangers ») et Burk Sharpless (« Le Dernier chasseur de sorcières »), « Morbius » manque cruellement de dynamique, est brouillon et contient trop d’effets numériques pas suffisamment soignés et maîtrisés.

De plus, le caractère du médecin-vampire s’avère un peu fade car il n’a pas un aspect particulier qui a été développé au sein de son 1er volet. A contrario au travers de « Venom/Eddie Brock » toujours survoltés et nerveux, de la sensible et intuitive « Wanda » ou encore du fou et intrépide « Deadpool », « Michael Morbius » donne l’impression de ne pas avoir une, ou quelques, caractéristique particulière propre à sa personne.

Scénaristiquement, de nombreuses incohérences sont présentes au sein de la trame. Parfois, celles-ci demeurent même flagrantes et diminuent la qualité de « Morbius ». En outre et pour sa 1ère apparition au cinéma, le Docteur semble trop gentil et hésitant. Sans doute que l’histoire aurait pu être davantage intéressante si l’anti-héros torturé, s’assombrissait encore plus pendant le récit.

Au niveau de la distribution des rôles, si Jared Leto (« House of Gucci ») a suivi un entraînement assez intense et utile quant à son sombre personnage, c’est finalement son collègue Matt Smith (« Terminator Genisys ») qui endosse la performance la plus intéressante.

Bien sûr, les 2 protagonistes ont leurs maux et souffrances. Néanmoins, c’est « Milo » (Matt Smith) qui pourrait davantage impacter et toucher les spectateurs-trices. Probablement parce que son rôle demeure plus mystérieux, mais peut-être aussi grâce au bel accent anglais du comédien, détonnant avec ce long-métrage.

Quant au reste du casting, il ne s’avère hélas, pas suffisamment développé et il est vraisemblable que le public ne s’attache guère au jeu de la comédienne Adria Ajorna (« Pacific Rim : Uprising ») ou de son collègue Jared Harris (« Chernobyl »).

A regret, car leur personnage donne l’impression d’avoir leur souffrance. Mais le cercle au sein duquel ils seront entraînés, ne permet pas d’en savoir plus sur leur passé. En tout cas dans ce 1er opus, car comme de nombreuses personnes le savent, avec « Marvel » et « Sony », il peut se passer beaucoup de choses et il faut toujours rester jusqu’à la fin pour les scènes post-génériques, « Morbius » compris.

Enfin, si cette réalisation ne devient pas l’une des plus emblématiques de la phase IV, elle demeure distrayante et laisse la possibilité de découvrir un anti-héros assez méconnu qui pourrait faire davantage de dégâts dans le « SSU » et « Spiderverse » que prévu…

Morbius
USA – 2022
Action, Aventure, Science fiction
Durée: 1h46 min
Réalisateur: Daniel Espinosa
Avec: Jared Leto, Adria Arjona, Matt Smith, Tyrese Gibson, Jared Harris, Michael Keaton, Clara Rosager
Sony Pictures Switzerland GmbH
30.03.2022 au cinéma

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